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Accueil Date de création : 24/09/09 Dernière mise à jour : 05/02/10 11:31 / 19 articles publiés

VISION VI : INTO THE SUN  posté le vendredi 05 février 2010 11:31


… Car pour celui qui n’a pas la lampe de l’amour, le jour est toujours nuit. Elle était le soleil des brumes du fleuve venant alourdir les murs gris de la cité. Elle était la lumière pure qui venait me faire oublier les traces de vomis séchés et les canettes vides devant la cage d’escalier. De mes rêves de plages blanches, de lambeaux de paradis, elle était devenue les pas à coté des miens. Même s’ils se perdaient dans les vagues, éternelles conteuses, je savais qu’au loin elle se tenait. Sur la ligne d’horizon, là où le soleil échange avec la mer des stances mystérieuses. Toujours elle était là, quand bien même je la croyais absente. Puis des années durant, j’avais cherché sa présence sur toute route de mes oniriques errances. Vainement. Au fond des puits. Dans les rues noir argent de la ville ruisselant de pluie. Dans le dédale des catacombes même, qui descendaient jusqu’au lit secret du Rhône. Sur la Colline de Lumière encore, mais je ne voyais que la nuit. Elle était là sans jamais défaillir. Patiente. Bienveillante. Flamme. Lampe de l’amour. Cœur du soleil. Mot étincelant sur le papier blanc. Parole lumineuse dans les yeux d’enfants. Couronne. Toujours là. Simplement…

Recorder Chorus

I was searching for you my Love

Into the ground,

But you were here

Smiling and shining like a firebrand

I was running after your warmth

As if damned,

But it was here

Waiting for me in the sun

In the sun, in the sun

In the sun, in the sun

I tried to find the light on the bottom

Of the well but 

One day I saw it

Reflected on your crown

I was looking for the right way

Of my soul

Then I found your footprints

In the sand

In the sand, in the sand

In the sand, in the sand

And in the sun, in the sun

In the sun, in the sun

Guitar Chorus

Flute Chorus

I was hunting for you my Love

Deep in my dreams

But you were  here

Dazzling in the sun

I was searching for you my Love

Beneath the dark

But you were here

Waiting for me in the sun

In the sun, in the sun

In the sun, in the sun

You, into the sun

You, into the sun

You turned into the sun

You turned into the sun

 

 

 

 

 

 

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VISION V : EXORDIUM  posté le mercredi 13 janvier 2010 21:15


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…Vibrer, étendu dans l’herbe bleue, les yeux perdus dans le vert du ciel. Étendu dans mon rêve, la tête calée sur mes deux mains aux doigts liés, je retrouvai le chemin. Celui que je cherchais depuis si longtemps au fond du jardin. Celui que j’avais perdu en un jour, une heure, parce que je la cherchais, elle, comme ultime but ayant jamais compté… Et comme le temps me fit du tort, donna tort à ma quête car en un jour je crus trouver l’amour et je perdis bêtement tout un pan de ma vie. Mon enfance… Et voici qu’aujourd’hui, égaré inconscient dans les méandres inattendus de cette enfance, j’entendais tous les cris, tous les bruits de la cité. Je retrouvais tout. La Mère François en train d’hurler. Le Père Gueffier, assis devant la cage d’escalier, une bouteille à ses pieds, un couteau à la main, à gratter ses ongles d’orteils comme on se lave les dents le matin. J’entendis le colporteur improbable crier à qui voulait l’entendre de la fenêtre étroite de son logement modeste « Aiguiseur ! Aiguiseur ! Affûteur » en traînant sans cesse sur la dernière syllabe, effrayant te réconfortant … Et je tournai les yeux dans mon ciel pour voir si je retrouvais la petite du 5ème, avec ses yeux de bête battue emplis de crainte ancienne et d’espoir tout neuf. Elle était là, oui, là, à m’attendre le plus naturellement du monde comme une évidence de la Création. Alors, acceptant sa main, je replongeai dans la musique qui enivrait autrefois mon âme d’enfant de sa mélancolie certaine baignée d’éternité retrouvée, exorde sans fin tournant comme un douloureux moulin vrillant mon  présent…

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VISION IV : PAPOO'S DREAM  posté le mercredi 30 décembre 2009 17:30


... Ravagé, raviné jusqu’au tréfonds de moi-même par ses larmes humaines, irradié de la douleur du Monde, je me posai pour un instant dont j’aurai tant voulu qu’il ne soit qu'éternité. Mais l’immense fatigue accumulée au cours de ces jours dilués par mes larmes eut très vite raison de moi. Et comme si en chaque gouffre de désespoir dormait une parcelle future de lumière, attendant son heure pour quelque voyageur dans le besoin, je fis un rêve. Un rêve de gentil sauvage “high tech” qui sortait de ses machines des paradis aussi virtuels que l’idée du Paradis elle même. Mais j’avais un besoin si fort d’une musique simple, sans quête, sans message que mon rêve papoo fonctionna à merveille. Et que je me laissai envoûter par ses rythmiques enlacées et pourtant autonomes car semblant s’entendre depuis toujours dans leurs décalages faute d’un temps commun entre elles. Un peu comme les phases de Lune qui ne se répètent que tous les ...52 ans. Un jeu numérique comme terrain de mon rêve, voilà tout ce qu’il me fallait pour sourire et vibrer au son de ma forêt et de son ciel...

Laurent pour PL2U

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Bonjour à tous  posté le lundi 14 décembre 2009 21:46

Seulement un bonjour à ceux qui me suivent depuis quelque temps ou plus longtemps et qui laissent toujours un p'tit com' qui me rappellent que j'existe. Et comme je les aimes ces commentaires! Ils me sont précieux au-delà de tout ce que pouvais penser avant.

Voilà seulement un article pour dire "BONJOUR!". Simplement.

P.S. ça marche toujours pas mon affaire de messagerie! Quel bins

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VISION III : ATOMIC NIGHTMARE  posté le dimanche 06 décembre 2009 00:24


... Et chaque atome de cette forêt impossible emplissait chaque parcelle de moi-même. Chaque parcours électronique passait par des lignes en moi que je n’arrivais pas à situer. Partout et nulle part. Chaque vibration nucléique me parcourait l’échine en une fulgurance lumineuse hors de toute logique. J’étais devenu atome de cette forêt, ou plutôt énergie pure qui était à son origine. J’étais atome...

... Le flanc du volcan était orienté Nord-Est. Un ciel de cuivre et de plomb mêlés, barré de baves nuageuses gris sombre aux bords lie-de-vin écartait définitivement toute possible échappée. Le sol, chaotique minéral anthracite, comme prêt à éructer en de glauques pustules de roches déjà brûlantes, était parcouru d’une lave rouge sombre nauséabonde et manifestement marquée de l’homme. Tout bruissait d’une souffrance millénaire rentrée mais le plus grand vacarme que je dus supporter fut le silence. Plongeur écrasé de toute part par son incommensurable pression, la fine couche sensorielle qui me tenait encore lieu de protection fut déchirée par l’appel incongru d’un oisillon aussi ténu que réel. La colérique pression de la montagne allait grandissant en suivant apparemment une courbe exponentielle. De tous les cotés, et plus loin que l’oeil ne pouvait voir, la terre chaude, molle et suppurante éclatait de plus en plus fréquemment en de longues plaies excrétant des liquides putrides ou sulfureux -je ne saurais le dire- s’accompagnant maintenant de coups de tonnerre tout  à fait impossibles car toute cette scène silencieuse et sonore était dépourvue de toute réverbération naturelle. Comme si tout se passait dans un lieu utopique au son sec, compressé par la neige mais sans neige, étouffé en des proportions inconcevables. Parallèlement, en des stances irrégulières et imprévisibles, se faisait entendre, comme un râle de la Fin des Temps, des choeurs d’âmes damnées ou d’anges exclus et une sombre mélopée sans avenir et sans passé sur un instrument dont le timbre boisé rappelait celui d’un cor anglais. D’abord rarement, puis  à intervalles de plus en plus rapprochés, grondaient quelques roulements obscurs de tambours, comme le signe funeste d’une cérémonie sacrificielle tribale. Sans savoir pourquoi, je sentais que le Temps approchait.

Tel prit corps mon cauchemar. 

Mais lorsqu’enfin l’explosion eut lieu, je savais déjà que je ne trouverais plus jamais les mots pour la décrire ou même tenter de l’exprimer. D’abord choc sonore  puissant mais semblant sans effet profond, elle se fit irradiation d’une blancheur pénétrant tout atome, et me renvoya anéanti en mon centre, défait de toute existence manifestée dans le cosmos. Je ne trouverais plus jamais les mots.

Je les remplaçais par des larmes. Des heures durant. Des jours entiers. Car tout ce cauchemar atomique n’était que désespoir le plus profond de l’homme, et dont même la plus petite parcelle ne tiendrai jamais en ma conscience. Irradié de la douleur du Monde...

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